Saison 17-18

L'Éveil

Une production Le Fils d'Adrien Danse. Un accueil du Théâtre la Catapulte

Date: le samedi 7 avril 2018 à 15h et 19h30
(matinées scolaires les 5 et 6 avril)
Public: À partir de 14 ans
Durée: 75 minutes sans entracte
Lieu: La Nouvelle Scène Gilles Desjardins
 

Au carrefour de la danse et du théâtre, L’Éveil écrit avec le corps et bouge avec la parole. Célébration des premières fois, le spectacle est construit sous forme de cartes postales: bribes, pulsions, instants de vie, pas d’avant ni d’après, seulement le présent comme point d’ancrage. Librement inspiré de L’Éveil du printemps de Frank Wedekind, le spectacle témoigne de l’intensité de l’adolescence où tout est à la fois inconnu et possible.

Au fil des ans, Le Fils d’Adrien Danse a produit de nombreux spectacles dans trois créneaux distincts, mais hybrides: grand public, jeunesse et in situL’Éveil, créé en 2014 et en tournée depuis, présente un univers singulier, très esthétique qui plonge au cœur même de l’adolescence.

Horaire détaillé

Samedi 7 avril 2018 à 15h

  • Avec surtitres en anglais

Samedi 7 avril 2018 à 19h30

  • Précédé de L'Avant-goût* à 18h45
  • Suivi d'une discussion avec les artistes


*L'Avant-goût est une rencontre avant le spectacle qui vise à offrir au spectateur un regard privilégié sur la pièce. Pendant une vingtaine de minutes, Sylvain Sabatié, responsable des activités de médiation culturelle au Théâtre la Catapulte, échange avec un artiste du spectacle afin de donner des pistes aux spectateurs pour mieux apprécier l'œuvre. C’est gratuit et ouvert à tou-te-s.

Commentaires et critiques

Revue de presse:

«Dans L'Éveil au Théâtre Périscope, l'amalgame des deux disciplines a créé un petit bijou. (…) L’Éveil, ce sont des instants de nostalgie, d’émotions, de frissons. L’Éveil, c’est du bonheur à l’état pur. (…) La danse, le texte, la vidéo: tout s'enchaîne sans temps mort. L'intérêt du spectateur est soutenu du début à la fin. Et pourtant L'Éveil est tout en subtilité. Les émotions ne sont pas surlignées, mais vivent tout simplement à travers l'œuvre.» – Daphné Bédard, Le Soleil

«Il y a quelque chose de grand public dans L’Éveil, et je ne dis pas ça négativement. Les thèmes sont universels. Il y a aussi une forme d’équilibre artistique. Ceux qui ne sont pas initiés à la danse pourront se ressaisir pendant les projections ou le jeu théâtral. C’est même, je trouve, un excellent spectacle pour s’initier à la danse contemporaine. Les chorégraphies sont belles et variées et les textes prennent un peu par la main le spectateur néophyte, qui, parfois, ne sait pas comment comprendre ou vivre la danse. En fait, je n’ai pas de reproche à faire à ce spectacle, c’est du beau, du début à la fin.» – Mickaël Bergeron, Voir.ca

«Certains spectacles nous touchent plus fort que d’autres sans que l’on réussisse à mettre le doigt sur la raison. L’Éveil, de Marie-Josée Bastien et Harold Rhéaume, présenté au Périscope, m’a fait cet effet. Des mots, du mouvement, des vérités, une superbe trame sonore et de l’émotion. Il y a une belle folie dans cette création qui mélange théâtre et danse.» – Yves Leclerc, Le Journal du Québec

«Il faut aussi nommer le travail soigné à la vidéo (Eliot Laprise) qui, sur un écran en fond de scène, vient ajouter une ligne au récit. Plus qu’un support, il y a là un réel travail vers le thème. (…) Certains passages sont splendides, dont une séquence intimiste sur piano et cordes insistantes qui présente la beauté d’une rencontre, la douceur, l’espoir prometteur.» – Simon Lambert, Le Devoir

«Sur une magnifique trame sonore éclatée et éclectique de Josué Beaucage, où se chevauchent les créations acoustiques ou électroniques et les mélodies classiques, dont La danse des chevaliers de Prokofiev – le remix dansant est absolument fantastique –­, les six interprètes dansent avec ferveur, puissance et grâce, tout en enjoignant à leurs gestes un chaos maîtrisé et une certaine lourdeur, comme s’ils commençaient à percevoir le poids du monde, leur côté minuscule dans l’immensité de l’univers. (…) La prose, concoctée par les auteurs Marie­Josée Bastien et Steve Gagnon, est tout aussi poétique, viscérale, humoristique qu’ancrée dans la réalité.» – David Lefebvre, MonTheatre.qc.ca

Équipe de création

Chorégraphie  Harold Rhéaume
Mise en scène  Marie-Josée Bastien
Dramaturgie  Marie-Josée Bastien et Steve Gagnon
Éclairages et direction technique  Antoine Caron
Musique  Josué Beaucage
Costumes  Sébastien Dionne
Conseiller au décor  Christian Fontaine
Vidéo  Eliot Laprise

Interprètes  Jean-François Duke, Gabriel Fournier, André Robillard, Lila-Mae TalbotClaudiane Ruelland et Ariane Voineau

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Vidéos

 

Laboratoires et Mises en lecture

Dramaturgie en chantier

Parce que la dramaturgie évolue, les formes d’appui le doivent aussi! Dramaturgie en chantier est une nouvelle initiative de développement dramaturgique créée par le Théâtre la Catapulte, le Théâtre français de Toronto et le Théâtre du Nouvel-Ontario dans le cadre des Feuilles vives, l'événement de mise en lecture organisé par Théâtre Action en septembre des années paires. Les directeurs artistiques des trois compagnies choisissent un texte qui reçoit un appui durant deux ans.

Il s'agit d'une formule flexible offerte aux auteurs professionnels franco-ontariens, dans le but de leur offrir les meilleures conditions possibles pour développer le potentiel de leur pièce. Nous sommes ouverts à des propositions de textes de tous genres, styles et formes et qui s’adressent à n’importe quel public!

L’appel aux projets dramaturgiques se fait conjointement avec celui des Feuilles Vives.

LES COULEURS DE FLOYD

Le texte de Marie-Thé Morin, Les Couleurs de Floyd, est le premier texte à avoir été choisi pour bénéficier de cet appui.

Résumé: Les Couleurs de Floyd donne la parole à Pink, un personnage plongé dans un nowhere entre le siège d’un autobus Greyhound et un micro isolé dans un projecteur de poursuite. Dans ce huis clos à la croisée d’une mythologie personnelle et pink floydienne, l’artiste qu’est Pink laisse jaillir ses réflexions sur l’amour, la création, l’absence, les impératifs impitoyables de production, la recherche d’art et d’or au long d’un parcours semé d’embûches.

Démarche artistique de Marie-Thé: "À l’heure où j’écris ces lignes, j’envisage plusieurs explorations grâce au prix Dramaturgie en chantier. L’écriture sera monologues et interactions, images, sons, chansons, musique et steel guitar. Au plaisir de vous montrer une ébauche de tout ça à la fin du printemps 2018."

Processus: 

  • Été 2017: période de réécriture;
  • Automne 2017: travail avec un conseiller dramaturgique;
  • Hiver/printemps 2018: tenue d'un laboratoire des comédiens, un metteur en scène et concepteur sonore, la musique de Pink Floyd occupant un place importante dans la pièce;
  • Printemps 2018: présentation d'un laboratoire public.

Biographie de Marie-Thé: Cofondatrice de Vox Théâtre (1979), auteure publiée à trois reprises, Marie-Thé Morin a écrit plusieurs pièces, romans, contes, poésies, chansons et textes collectifs. En tant que comédienne et chanteuse, elle a joué entre autres pour Vox Théâtre, le Théâtre de la Vieille 17, le Théâtre du Nouvel-Ontario, le Théâtre du Trillium et Triangle Vital. Ses interprétations de Dorothée dans Oz (coécrit avec Pier Rodier), le rôle-titre de Maïta d’Esther Beauchemin, Miss Stella (La Miss et la Madame) et Tété dans le spectacle sans paroles pour la petite enfance Toutou (coécrit avec Pier Rodier) ont particulièrement retenu l’attention du public et de la critique. Depuis 2012, elle consacre beaucoup de son temps à l’écriture. Pièces, romans et scénarios sont en chantier.

 

Lumière sur…

… le processus de création de Ceci n'est pas une lettre d'adieu…

GENÈSE DU PROJET

Il y a environ cinq ans, le Théâtre la Catapulte s’est intéressé de près à l’intimidation dans les écoles. Le directeur artistique de la compagnie, Jean Stéphane Roy, avait ce thème à cœur puisqu’il avait été lui-même victime d’intimidation durant le secondaire. La vague de suicides de personnes victimes d’intimidation qui ont fait les manchettes ces dernières années et les moyens mis en place par le Ministère de l’éducation de l’Ontario pour contrer l’intimidation ont allumé un sentiment d’urgence de création. Une profonde réflexion est ainsi née sur ce thème-là. Cette réflexion se voulait large pour aborder la problématique non seulement chez les jeunes, mais aussi sous toutes ses formes. Plus la réflexion avançait, plus deux questions s’imposaient : faut-il combattre le feu par le feu ? Est-ce qu’un spectacle sur l’intimidation est le moyen le plus efficace pour ouvrir un dialogue?
 

LA CHARTE DE LA COMPASSION

C’est en écoutant un reportage de l’émission Second Regard sur Karen Armstrong que l’étincelle est née ! En 2009, Karen Armstrong a présenté un TED Talk, devenu viral depuis. Elle a étudié les grandes religions dans le but d’en trouver le point commun : la compassion. Si on vulgarise le résultat de ses recherches : ne fait pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse ! Elle a donc créé la Charte de la compassion qui connaît aujourd’hui un élan mondial. Il n’en fallait pas plus pour commencer à créer. Ainsi, grâce à ce matériel de création, le sujet a glissé de l’intimidation vers l’exploration de l’envers de la médaille : la compassion.

Depuis sa création, cette charte a été diffusée dans soixante pays. Elle a été affichée dans des synagogues, des mosquées, des temples et des églises, ainsi qu’à l’Opéra de Sydney. Elle a déjà été signée par des millions de personnes. Des entreprises comme Microsoft se sont engagées à la diffuser. Le maire de Seattle a déclaré sa municipalité « ville de compassion », afin de lancer divers projets pour prendre soin de l’environnement, des enfants, des personnes handicapées et âgées. Aujourd’hui, 80 villes, dont plusieurs canadiennes, ont signé cette charte. La Société islamique d’Amérique du Nord (ISNA), la plus grande organisation communautaire des États-Unis, a signé ce protocole en encourageant les imams associés à explorer la dimension compassionnelle de l’Islam et à répondre aux critères de compassion comme l’égalité homme-femme, l’écoute de la jeunesse, le dialogue interreligieux, etc. Le mouvement est devenu si fort que le Botswana a même inclus la Charte de la compassion dans sa constitution.

Si vous être curieux, vous pouvez voir la liste des endroits dans le monde qui créent des projets autour de la Charte de la compassion en visitant son site : http://www.charterforcompassion.org/.
 

PROCESSUS

Depuis le printemps 2015, le trio de créateurs, composé de Dillon Orr, Marie-Pierre Proulx et Jean Stéphane Roy, développent la forme et le contenu du spectacle. Ils ont d’abord commencé par des tempêtes d’idées et des recherches de textes religieux, philosophiques et même scientifiques qui touchent la compassion, de près ou de loin. Petit à petit, il ont écrit un synopsis de base, qui, à partir du printemps 2016, a été exploré et réinventé selon la sensibilité et les idées des trois comédiens (Annie Cloutier, Jon Charlebois et Kiara-Lynn Néï). L’histoire et la forme scénique du spectacle ont été développées en parallèle jusqu’à la première représentation, présentée à Ottawa, dans le cadre de la biennale Zones théâtrales en septembre 2017.

Sur la photo: Annie Cloutier, Dillon Orr, Jonathan Charlebois, Jean Stéphane Roy et Kiara-Lynn Néï en répétition à La Nouvelle Scène Gilles Desjardins en mai 2017.

 

Photos