Saison 17-18

Le Garçon au visage disparu

De Larry Tremblay
Une production du Théâtre Le Clou. Un accueil du Théâtre la Catapulte

Date: le samedi 5 mai 2018 à 15h
(matinées scolaires le 4 mai) 
Public: À partir de 14 ans
Durée: 70 minutes sans entracte
Lieu: La Nouvelle Scène Gilles Desjardins
 

Jérémy se plaint que son père, travailleur humanitaire, délaisse sa famille au profit d’étrangers vivant à l’autre bout du monde. Il faudrait qu’il soit lui-même à moitié mort, pense-t-il, pour que son père lui exprime enfin son amour. Lorsque Jérémy apprend que celui-ci a été pris en otage, son univers bascule. Sa mère, un matin, le retrouve dans son lit sans visage. Les oreilles, les yeux, le nez de son fils ont disparu. Désemparée, elle contacte policier, psychiatre et prêtre afin qu’ils l’aident à comprendre cette étrange disparition.

Texte métaphorique, Le Garçon au visage disparu nous transporte dans un monde teinté d’humour, tantôt loufoque, tantôt inquiétant, où le théâtre flirte avec le fantastique et le film d’épouvante. Dans cette création, Larry Tremblay, dont le talent est maintenant reconnu au pays et à l’international, explore le territoire de l’adolescence quand l’identité, encore fragile, cherche ses repères.

Le Théâtre Le Clou est soutenu par le Conseil des arts et des lettres du Québec, le Conseil des arts du Canada et le Conseil des Arts de Montréal.

Horaire détaillé

Samedi 5 mai 2018 à 15h

  • Avec surtitres en anglais
  • Précédé de L'Avant-goût* à 14h15
  • Suivi d'une discussion avec les artistes


*L'Avant-goût est une rencontre avant le spectacle qui vise à offrir au spectateur un regard privilégié sur la pièce. Pendant une vingtaine de minutes, Sylvain Sabatié, responsable des activités de médiation culturelle au Théâtre la Catapulte, échange avec un artiste du spectacle afin de donner des pistes aux spectateurs pour mieux apprécier l'œuvre. C’est gratuit et ouvert à tou-te-s.

Équipe de création

Texte  Larry Tremblay
Mise en scène  Benoît Vermeulen
Environnement sonore et musique  Navet Confit
Scénographie  Raymond Marius Boucher
Costumes  Marc Senécal
Éclairages  Mathieu Marcil
Vidéo  Francis-William Rhéaume
Assistance à la mise en scène  Martine Richard
Direction de production et technique  Suzanne Trépanier

Interprétation  Julie McClemens, Alice Moreault, Christian E. Roy et David Strasbourg

 

Laboratoires et Mises en lecture

Dramaturgie en chantier

Parce que la dramaturgie évolue, les formes d’appui le doivent aussi! Dramaturgie en chantier est une nouvelle initiative de développement dramaturgique créée par le Théâtre la Catapulte, le Théâtre français de Toronto et le Théâtre du Nouvel-Ontario dans le cadre des Feuilles vives, l'événement de mise en lecture organisé par Théâtre Action en septembre des années paires. Les directeurs artistiques des trois compagnies choisissent un texte qui reçoit un appui durant deux ans.

Il s'agit d'une formule flexible offerte aux auteurs professionnels franco-ontariens, dans le but de leur offrir les meilleures conditions possibles pour développer le potentiel de leur pièce. Nous sommes ouverts à des propositions de textes de tous genres, styles et formes et qui s’adressent à n’importe quel public!

L’appel aux projets dramaturgiques se fait conjointement avec celui des Feuilles Vives.

LES COULEURS DE FLOYD

Le texte de Marie-Thé Morin, Les Couleurs de Floyd, est le premier texte à avoir été choisi pour bénéficier de cet appui.

Résumé: Les Couleurs de Floyd donne la parole à Pink, un personnage plongé dans un nowhere entre le siège d’un autobus Greyhound et un micro isolé dans un projecteur de poursuite. Dans ce huis clos à la croisée d’une mythologie personnelle et pink floydienne, l’artiste qu’est Pink laisse jaillir ses réflexions sur l’amour, la création, l’absence, les impératifs impitoyables de production, la recherche d’art et d’or au long d’un parcours semé d’embûches.

Démarche artistique de Marie-Thé: "À l’heure où j’écris ces lignes, j’envisage plusieurs explorations grâce au prix Dramaturgie en chantier. L’écriture sera monologues et interactions, images, sons, chansons, musique et steel guitar. Au plaisir de vous montrer une ébauche de tout ça à la fin du printemps 2018."

Processus: 

  • Été 2017: période de réécriture;
  • Automne 2017: travail avec un conseiller dramaturgique;
  • Hiver/printemps 2018: tenue d'un laboratoire des comédiens, un metteur en scène et concepteur sonore, la musique de Pink Floyd occupant un place importante dans la pièce;
  • Printemps 2018: présentation d'un laboratoire public.

Biographie de Marie-Thé: Cofondatrice de Vox Théâtre (1979), auteure publiée à trois reprises, Marie-Thé Morin a écrit plusieurs pièces, romans, contes, poésies, chansons et textes collectifs. En tant que comédienne et chanteuse, elle a joué entre autres pour Vox Théâtre, le Théâtre de la Vieille 17, le Théâtre du Nouvel-Ontario, le Théâtre du Trillium et Triangle Vital. Ses interprétations de Dorothée dans Oz (coécrit avec Pier Rodier), le rôle-titre de Maïta d’Esther Beauchemin, Miss Stella (La Miss et la Madame) et Tété dans le spectacle sans paroles pour la petite enfance Toutou (coécrit avec Pier Rodier) ont particulièrement retenu l’attention du public et de la critique. Depuis 2012, elle consacre beaucoup de son temps à l’écriture. Pièces, romans et scénarios sont en chantier.

 

Lumière sur…

… le processus de création de Ceci n'est pas une lettre d'adieu…

GENÈSE DU PROJET

Il y a environ cinq ans, le Théâtre la Catapulte s’est intéressé de près à l’intimidation dans les écoles. Le directeur artistique de la compagnie, Jean Stéphane Roy, avait ce thème à cœur puisqu’il avait été lui-même victime d’intimidation durant le secondaire. La vague de suicides de personnes victimes d’intimidation qui ont fait les manchettes ces dernières années et les moyens mis en place par le Ministère de l’éducation de l’Ontario pour contrer l’intimidation ont allumé un sentiment d’urgence de création. Une profonde réflexion est ainsi née sur ce thème-là. Cette réflexion se voulait large pour aborder la problématique non seulement chez les jeunes, mais aussi sous toutes ses formes. Plus la réflexion avançait, plus deux questions s’imposaient : faut-il combattre le feu par le feu ? Est-ce qu’un spectacle sur l’intimidation est le moyen le plus efficace pour ouvrir un dialogue?
 

LA CHARTE DE LA COMPASSION

C’est en écoutant un reportage de l’émission Second Regard sur Karen Armstrong que l’étincelle est née ! En 2009, Karen Armstrong a présenté un TED Talk, devenu viral depuis. Elle a étudié les grandes religions dans le but d’en trouver le point commun : la compassion. Si on vulgarise le résultat de ses recherches : ne fait pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse ! Elle a donc créé la Charte de la compassion qui connaît aujourd’hui un élan mondial. Il n’en fallait pas plus pour commencer à créer. Ainsi, grâce à ce matériel de création, le sujet a glissé de l’intimidation vers l’exploration de l’envers de la médaille : la compassion.

Depuis sa création, cette charte a été diffusée dans soixante pays. Elle a été affichée dans des synagogues, des mosquées, des temples et des églises, ainsi qu’à l’Opéra de Sydney. Elle a déjà été signée par des millions de personnes. Des entreprises comme Microsoft se sont engagées à la diffuser. Le maire de Seattle a déclaré sa municipalité « ville de compassion », afin de lancer divers projets pour prendre soin de l’environnement, des enfants, des personnes handicapées et âgées. Aujourd’hui, 80 villes, dont plusieurs canadiennes, ont signé cette charte. La Société islamique d’Amérique du Nord (ISNA), la plus grande organisation communautaire des États-Unis, a signé ce protocole en encourageant les imams associés à explorer la dimension compassionnelle de l’Islam et à répondre aux critères de compassion comme l’égalité homme-femme, l’écoute de la jeunesse, le dialogue interreligieux, etc. Le mouvement est devenu si fort que le Botswana a même inclus la Charte de la compassion dans sa constitution.

Si vous être curieux, vous pouvez voir la liste des endroits dans le monde qui créent des projets autour de la Charte de la compassion en visitant son site : http://www.charterforcompassion.org/.
 

PROCESSUS

Depuis le printemps 2015, le trio de créateurs, composé de Dillon Orr, Marie-Pierre Proulx et Jean Stéphane Roy, développent la forme et le contenu du spectacle. Ils ont d’abord commencé par des tempêtes d’idées et des recherches de textes religieux, philosophiques et même scientifiques qui touchent la compassion, de près ou de loin. Petit à petit, il ont écrit un synopsis de base, qui, à partir du printemps 2016, a été exploré et réinventé selon la sensibilité et les idées des trois comédiens (Annie Cloutier, Jon Charlebois et Kiara-Lynn Néï). L’histoire et la forme scénique du spectacle ont été développées en parallèle jusqu’à la première représentation, présentée à Ottawa, dans le cadre de la biennale Zones théâtrales en septembre 2017.

Sur la photo: Annie Cloutier, Dillon Orr, Jonathan Charlebois, Jean Stéphane Roy et Kiara-Lynn Néï en répétition à La Nouvelle Scène Gilles Desjardins en mai 2017.

 

Photos