Saison 18-19

Le Dire de Di

De Michel Ouellette
Une coproduction du Théâtre la Catapulte et du Théâtre français de Toronto
 

Dates: le samedi 13 octobre 2018 à 19h30 (avec surtitres en anglais)
Public: À partir de 14 ans
Durée: 90 min. sans entracte
Lieu: La Nouvelle Scène Gilles Desjardins
 

Di habite toujours la trop grande maison familiale perdue entre les champs, les forêts et la grand-route. Elle y vit avec sa maman adorée Makati, son papa rêveur Paclay et le beau Mario Morneau, le deuxième mari de sa mère. Or, voici que l’arrivée de Peggy Bellatus et de ses effrayantes machines minières qui bouleversent la terre, les désirs et les secrets, vient rompre ce fragile et merveilleux équilibre.

Avec cette pièce «pour une femme seule», Michel Ouellette poursuit son exploration des frontières théâtrales; le personnage, conçu comme un poème, s’exprime dans une langue bigarrée et joueuse, pleine de trous et de rebonds.

Horaire détaillé

  • Samedi 13 octobre 2018 à 19h30

* La représentation sera surtitrée en anglais

Commentaires et critiques

«C’est magnifique, vraiment. [Ça joue] avec les sonorités... On dirait une partition: c’est très musical. (…) Il y a toute cette image poétique qui est portée par le texte – et magnifiquement bien aussi par l’interprète, puisqu’elle est seule en scène, c’est l’actrice Marie-Ève Fontaine, qui est magnifique, tout simplement! (…) On sent qu’elle a été bien guidée par Joël Beddows: il a fait un travail incroyable dans les intonations, dans la gestuelle aussi. Il faut saluer qu’il y a eu toute une conception gestuelle qui a été créée par Marie-Josée Chartier. L’environnement sonore de Thomas Sinou...! La lumière de Guillaume Houët...! (…) La dramaturgie franco-ontarienne à son meilleur.» – Martin Vanasse, Les Matins d’ici, Radio-Canada

«La coproduction (…) met en relief un rapport spatial un peu trouble, des absences évoquées par la bande sonore d’une très grande qualité expressive et un travail méticuleux du metteur en scène Joël Beddows avec sa comédienne Marie-Ève Fontaine qui cerne la douce poésie du texte.» Alvina Ruprecht, Cercle des critiques de la capitale

«Tenir en haleine des spectateurs pendant une heure de demie, seule sur scène (…),
 c’est vraiment un tour de force que réalise Marie-Ève Fontaine! (…) Le Nord de l’Ontario et cette route 11, et les paysages, les aurores boréales... moi, je les voyais tout au long de cette pièce-là! Très, très bien écrite, très belle.
» – Martine Laberge, Les Matins du Nord, Radio-Canada

“First of all, the set by Michael Spence absolutely nails the atmosphere. A series of frames hung suspended from the ceiling, twisting back in a way that resembled that strange effect created by looking at a mirror reflected in a mirror. (…) On top of a great set, was Fontaine herself: charming, petty, young, naive, righteous.” Madeleine Copp, MoneyOnTheatre.ca

Équipe de création

Texte: Michel Ouellette
Mise en scène: Joël Beddows
Conception gestuelle: Marie-Josée Chartier
Environnement sonore: Thomas Sinou
Scénographie: Michael Spence
Éclairages: Guillaume Houët
Assistance à la mise en scène: Jean-Nicolas Masson
Direction de production et régie: Natalie Gisèle
Direction de tournée: Kyle Ahluwalia

Interprétation: Marie-Ève Fontaine

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Vidéos

 

Laboratoires et Mises en lecture

Dramaturgie en chantier

Parce que la dramaturgie évolue, les formes d’appui le doivent aussi! Dramaturgie en chantier est une nouvelle initiative de développement dramaturgique créée par le Théâtre la Catapulte, le Théâtre français de Toronto et le Théâtre du Nouvel-Ontario dans le cadre des Feuilles vives, l'événement de mise en lecture organisé par Théâtre Action en septembre des années paires. Les directeurs artistiques des trois compagnies choisissent un texte qui reçoit un appui durant deux ans.

Il s'agit d'une formule flexible offerte aux auteurs professionnels franco-ontariens, dans le but de leur offrir les meilleures conditions possibles pour développer le potentiel de leur pièce. Nous sommes ouverts à des propositions de textes de tous genres, styles et formes et qui s’adressent à n’importe quel public!

L’appel aux projets dramaturgiques se fait conjointement avec celui des Feuilles Vives.

LES COULEURS DE FLOYD

Le texte de Marie-Thé Morin, Les Couleurs de Floyd, est le premier texte à avoir été choisi pour bénéficier de cet appui.

Résumé: Les Couleurs de Floyd donne la parole à Pink, un personnage plongé dans un nowhere entre le siège d’un autobus Greyhound et un micro isolé dans un projecteur de poursuite. Dans ce huis clos à la croisée d’une mythologie personnelle et pink floydienne, l’artiste qu’est Pink laisse jaillir ses réflexions sur l’amour, la création, l’absence, les impératifs impitoyables de production, la recherche d’art et d’or au long d’un parcours semé d’embûches.

Démarche artistique de Marie-Thé: "À l’heure où j’écris ces lignes, j’envisage plusieurs explorations grâce au prix Dramaturgie en chantier. L’écriture sera monologues et interactions, images, sons, chansons, musique et steel guitar. Au plaisir de vous montrer une ébauche de tout ça à la fin du printemps 2018."

Processus: 

  • Été 2017: période de réécriture;
  • Automne 2017: travail avec un conseiller dramaturgique;
  • Hiver/printemps 2018: tenue d'un laboratoire des comédiens, un metteur en scène et concepteur sonore, la musique de Pink Floyd occupant un place importante dans la pièce;
  • Printemps 2018: présentation d'un laboratoire public.

Biographie de Marie-Thé: Cofondatrice de Vox Théâtre (1979), auteure publiée à trois reprises, Marie-Thé Morin a écrit plusieurs pièces, romans, contes, poésies, chansons et textes collectifs. En tant que comédienne et chanteuse, elle a joué entre autres pour Vox Théâtre, le Théâtre de la Vieille 17, le Théâtre du Nouvel-Ontario, le Théâtre du Trillium et Triangle Vital. Ses interprétations de Dorothée dans Oz (coécrit avec Pier Rodier), le rôle-titre de Maïta d’Esther Beauchemin, Miss Stella (La Miss et la Madame) et Tété dans le spectacle sans paroles pour la petite enfance Toutou (coécrit avec Pier Rodier) ont particulièrement retenu l’attention du public et de la critique. Depuis 2012, elle consacre beaucoup de son temps à l’écriture. Pièces, romans et scénarios sont en chantier.

 

Lumière sur…

… le processus de création de Ceci n'est pas une lettre d'adieu…

GENÈSE DU PROJET

Il y a environ cinq ans, le Théâtre la Catapulte s’est intéressé de près à l’intimidation dans les écoles. Le directeur artistique de la compagnie, Jean Stéphane Roy, avait ce thème à cœur puisqu’il avait été lui-même victime d’intimidation durant le secondaire. La vague de suicides de personnes victimes d’intimidation qui ont fait les manchettes ces dernières années et les moyens mis en place par le Ministère de l’éducation de l’Ontario pour contrer l’intimidation ont allumé un sentiment d’urgence de création. Une profonde réflexion est ainsi née sur ce thème-là. Cette réflexion se voulait large pour aborder la problématique non seulement chez les jeunes, mais aussi sous toutes ses formes. Plus la réflexion avançait, plus deux questions s’imposaient : faut-il combattre le feu par le feu ? Est-ce qu’un spectacle sur l’intimidation est le moyen le plus efficace pour ouvrir un dialogue?
 

LA CHARTE DE LA COMPASSION

C’est en écoutant un reportage de l’émission Second Regard sur Karen Armstrong que l’étincelle est née ! En 2009, Karen Armstrong a présenté un TED Talk, devenu viral depuis. Elle a étudié les grandes religions dans le but d’en trouver le point commun : la compassion. Si on vulgarise le résultat de ses recherches : ne fait pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse ! Elle a donc créé la Charte de la compassion qui connaît aujourd’hui un élan mondial. Il n’en fallait pas plus pour commencer à créer. Ainsi, grâce à ce matériel de création, le sujet a glissé de l’intimidation vers l’exploration de l’envers de la médaille : la compassion.

Depuis sa création, cette charte a été diffusée dans soixante pays. Elle a été affichée dans des synagogues, des mosquées, des temples et des églises, ainsi qu’à l’Opéra de Sydney. Elle a déjà été signée par des millions de personnes. Des entreprises comme Microsoft se sont engagées à la diffuser. Le maire de Seattle a déclaré sa municipalité « ville de compassion », afin de lancer divers projets pour prendre soin de l’environnement, des enfants, des personnes handicapées et âgées. Aujourd’hui, 80 villes, dont plusieurs canadiennes, ont signé cette charte. La Société islamique d’Amérique du Nord (ISNA), la plus grande organisation communautaire des États-Unis, a signé ce protocole en encourageant les imams associés à explorer la dimension compassionnelle de l’Islam et à répondre aux critères de compassion comme l’égalité homme-femme, l’écoute de la jeunesse, le dialogue interreligieux, etc. Le mouvement est devenu si fort que le Botswana a même inclus la Charte de la compassion dans sa constitution.

Si vous être curieux, vous pouvez voir la liste des endroits dans le monde qui créent des projets autour de la Charte de la compassion en visitant son site : https://www.charterforcompassion.org/.
 

PROCESSUS

Depuis le printemps 2015, le trio de créateurs, composé de Dillon Orr, Marie-Pierre Proulx et Jean Stéphane Roy, développent la forme et le contenu du spectacle. Ils ont d’abord commencé par des tempêtes d’idées et des recherches de textes religieux, philosophiques et même scientifiques qui touchent la compassion, de près ou de loin. Petit à petit, il ont écrit un synopsis de base, qui, à partir du printemps 2016, a été exploré et réinventé selon la sensibilité et les idées des trois comédiens (Annie Cloutier, Jon Charlebois et Kiara-Lynn Néï). L’histoire et la forme scénique du spectacle ont été développées en parallèle jusqu’à la première représentation, présentée à Ottawa, dans le cadre de la biennale Zones théâtrales en septembre 2017.

Sur la photo: Annie Cloutier, Dillon Orr, Jonathan Charlebois, Jean Stéphane Roy et Kiara-Lynn Néï en répétition à La Nouvelle Scène Gilles Desjardins en mai 2017.

 

Photos