Saison 18-19

Avant l'archipel

D'Emily Pearlman. Traduction de Danielle Le Saux-Farmer
Une production de L'Irréductible petit peuple en coproduction avec le Théâtre la Catapulte et le Théâtre français de Toronto

 

Dates: les 24 et 25 mai 2019 
Public: À partir de 12 ans
Durée: 60 min. sans entracte
Lieu: La Nouvelle Scène Gilles Desjardins


Lénaïque la Magnifique pleure tous les jours afin de nourrir les fruits-dragons qui poussent dans le verger de sa péninsule. Un dimanche comme les autres, elle se rend au marché du continent pour vendre sa marchandise et c’est là qu’elle fait la connaissance de Brévalaire Spectaculaire, fin « tricoteur de tuques allégoriques ». Coup de foudre !

Deux interprètes entraînent le spectateur dans une nouvelle mythologie autour des premiers émois amoureux de deux personnages singuliers. La disposition des sièges en bi-frontale plonge le spectateur au cœur de l’action et c’est ainsi que se raconte un nouveau mythe fondateur par les fruits-dragons, celui des péninsules et des je-me-souviens.

(Avant l’archipel est une traduction de la pièce Countries Shaped Like Stars, créée en anglais par la compagnie Mi Casa Theatre à Ottawa en 2009.)

Horaire détaillé

  • Vendredi 24 mai 2019 à 19h30
  • Samedi 25 mai 2019 à 15h

* Les deux représentations seront surtitrées en anglais.

Commentaires et critiques

«Un très beau mélange de musique, de théâtre et d’improvisation. (…) C’est poétique, mais aussi très actuel. Un très beau spectacle à découvrir». – Martin Vanasse, Radio-Canada, Les Voies du retour.

«J’ai eu un petit coup de cœur pour cette pièce et pour les comédiens Danielle Le Saux-Farmer et André Robillard. (…) C’est déjanté et sympathique à la fois. Les adolescents sont émerveillés: ils ont même eu une ovation!» – Patricia Tadros, Radio-Canada, Première heure.

«Avant l’archipel est une œuvre éclatée, plus près de la performance que du théâtre conventionnel. Les styles s’y mélangent allègrement: improvisations avec le public, conte, jeu théâtral, chansons… c’est un joli capharnaüm contrôlé. Le public tombe rapidement sous le charme de cette Lénaïque, joyeuse et allumée, et de Brévalaire, tricoteur de tuques truffées d’allégories, mystérieux et musicien, maniant bien le ukulélé.» – David Lefebvre, Montheatre.qc.ca.

«Les deux interprètes ont usé d’accessoires, d’encas, d’accents loufoques, de mimiques toniques pour nous raconter cette histoire charmante, drôle et tragique...» – Josianne Desloges, Le Soleil

Équipe de création

Texte: Emily Pearlman
Traduction: Danielle Le Saux-Farmer
Mise en scène: Joël Beddows
Parole et musique: Nick Di Gaetano
Adaptation musicale: André Robillard
Scènographie: Katia Talbot
Éclairages: Benoît Brunet-Poirier
Assistance à la mise en scène: Guillaume Saindon
Régie: Lindsay Tremblay
Direction de production et de tournée: Kyle Ahluwalia

Interprétation: Danielle Le Saux-Farmer et André Robillard

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Vidéos

 

Laboratoires et Mises en lecture

Dramaturgie en chantier

Parce que la dramaturgie évolue, les formes d’appui le doivent aussi! Dramaturgie en chantier est une nouvelle initiative de développement dramaturgique créée par le Théâtre la Catapulte, le Théâtre français de Toronto et le Théâtre du Nouvel-Ontario dans le cadre des Feuilles vives, l'événement de mise en lecture organisé par Théâtre Action en septembre des années paires. Les directeurs artistiques des trois compagnies choisissent un texte qui reçoit un appui durant deux ans.

Il s'agit d'une formule flexible offerte aux auteurs professionnels franco-ontariens, dans le but de leur offrir les meilleures conditions possibles pour développer le potentiel de leur pièce. Nous sommes ouverts à des propositions de textes de tous genres, styles et formes et qui s’adressent à n’importe quel public!

L’appel aux projets dramaturgiques se fait conjointement avec celui des Feuilles Vives.

LES COULEURS DE FLOYD

Le texte de Marie-Thé Morin, Les Couleurs de Floyd, est le premier texte à avoir été choisi pour bénéficier de cet appui.

Résumé: Les Couleurs de Floyd donne la parole à Pink, un personnage plongé dans un nowhere entre le siège d’un autobus Greyhound et un micro isolé dans un projecteur de poursuite. Dans ce huis clos à la croisée d’une mythologie personnelle et pink floydienne, l’artiste qu’est Pink laisse jaillir ses réflexions sur l’amour, la création, l’absence, les impératifs impitoyables de production, la recherche d’art et d’or au long d’un parcours semé d’embûches.

Démarche artistique de Marie-Thé: "À l’heure où j’écris ces lignes, j’envisage plusieurs explorations grâce au prix Dramaturgie en chantier. L’écriture sera monologues et interactions, images, sons, chansons, musique et steel guitar. Au plaisir de vous montrer une ébauche de tout ça à la fin du printemps 2018."

Processus: 

  • Été 2017: période de réécriture;
  • Automne 2017: travail avec un conseiller dramaturgique;
  • Hiver/printemps 2018: tenue d'un laboratoire des comédiens, un metteur en scène et concepteur sonore, la musique de Pink Floyd occupant un place importante dans la pièce;
  • Printemps 2018: présentation d'un laboratoire public.

Biographie de Marie-Thé: Cofondatrice de Vox Théâtre (1979), auteure publiée à trois reprises, Marie-Thé Morin a écrit plusieurs pièces, romans, contes, poésies, chansons et textes collectifs. En tant que comédienne et chanteuse, elle a joué entre autres pour Vox Théâtre, le Théâtre de la Vieille 17, le Théâtre du Nouvel-Ontario, le Théâtre du Trillium et Triangle Vital. Ses interprétations de Dorothée dans Oz (coécrit avec Pier Rodier), le rôle-titre de Maïta d’Esther Beauchemin, Miss Stella (La Miss et la Madame) et Tété dans le spectacle sans paroles pour la petite enfance Toutou (coécrit avec Pier Rodier) ont particulièrement retenu l’attention du public et de la critique. Depuis 2012, elle consacre beaucoup de son temps à l’écriture. Pièces, romans et scénarios sont en chantier.

 

Lumière sur…

… le processus de création de Ceci n'est pas une lettre d'adieu…

GENÈSE DU PROJET

Il y a environ cinq ans, le Théâtre la Catapulte s’est intéressé de près à l’intimidation dans les écoles. Le directeur artistique de la compagnie, Jean Stéphane Roy, avait ce thème à cœur puisqu’il avait été lui-même victime d’intimidation durant le secondaire. La vague de suicides de personnes victimes d’intimidation qui ont fait les manchettes ces dernières années et les moyens mis en place par le Ministère de l’éducation de l’Ontario pour contrer l’intimidation ont allumé un sentiment d’urgence de création. Une profonde réflexion est ainsi née sur ce thème-là. Cette réflexion se voulait large pour aborder la problématique non seulement chez les jeunes, mais aussi sous toutes ses formes. Plus la réflexion avançait, plus deux questions s’imposaient : faut-il combattre le feu par le feu ? Est-ce qu’un spectacle sur l’intimidation est le moyen le plus efficace pour ouvrir un dialogue?
 

LA CHARTE DE LA COMPASSION

C’est en écoutant un reportage de l’émission Second Regard sur Karen Armstrong que l’étincelle est née ! En 2009, Karen Armstrong a présenté un TED Talk, devenu viral depuis. Elle a étudié les grandes religions dans le but d’en trouver le point commun : la compassion. Si on vulgarise le résultat de ses recherches : ne fait pas aux autres ce que tu ne veux pas qu’on te fasse ! Elle a donc créé la Charte de la compassion qui connaît aujourd’hui un élan mondial. Il n’en fallait pas plus pour commencer à créer. Ainsi, grâce à ce matériel de création, le sujet a glissé de l’intimidation vers l’exploration de l’envers de la médaille : la compassion.

Depuis sa création, cette charte a été diffusée dans soixante pays. Elle a été affichée dans des synagogues, des mosquées, des temples et des églises, ainsi qu’à l’Opéra de Sydney. Elle a déjà été signée par des millions de personnes. Des entreprises comme Microsoft se sont engagées à la diffuser. Le maire de Seattle a déclaré sa municipalité « ville de compassion », afin de lancer divers projets pour prendre soin de l’environnement, des enfants, des personnes handicapées et âgées. Aujourd’hui, 80 villes, dont plusieurs canadiennes, ont signé cette charte. La Société islamique d’Amérique du Nord (ISNA), la plus grande organisation communautaire des États-Unis, a signé ce protocole en encourageant les imams associés à explorer la dimension compassionnelle de l’Islam et à répondre aux critères de compassion comme l’égalité homme-femme, l’écoute de la jeunesse, le dialogue interreligieux, etc. Le mouvement est devenu si fort que le Botswana a même inclus la Charte de la compassion dans sa constitution.

Si vous être curieux, vous pouvez voir la liste des endroits dans le monde qui créent des projets autour de la Charte de la compassion en visitant son site : https://www.charterforcompassion.org/.
 

PROCESSUS

Depuis le printemps 2015, le trio de créateurs, composé de Dillon Orr, Marie-Pierre Proulx et Jean Stéphane Roy, développent la forme et le contenu du spectacle. Ils ont d’abord commencé par des tempêtes d’idées et des recherches de textes religieux, philosophiques et même scientifiques qui touchent la compassion, de près ou de loin. Petit à petit, il ont écrit un synopsis de base, qui, à partir du printemps 2016, a été exploré et réinventé selon la sensibilité et les idées des trois comédiens (Annie Cloutier, Jon Charlebois et Kiara-Lynn Néï). L’histoire et la forme scénique du spectacle ont été développées en parallèle jusqu’à la première représentation, présentée à Ottawa, dans le cadre de la biennale Zones théâtrales en septembre 2017.

Sur la photo: Annie Cloutier, Dillon Orr, Jonathan Charlebois, Jean Stéphane Roy et Kiara-Lynn Néï en répétition à La Nouvelle Scène Gilles Desjardins en mai 2017.

 

Photos