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La société de Métis

Grand public

de Normand Chaurette
Une coproduction du Théâtre la Catapulte (Ottawa), du Théâtre français du Centre national des Arts du Canada (Ottawa), du Théâtre Blanc (Québec) et du Théâtre français de Toronto
2005 à 2008

 

Description

Face au fleuve éternel, l’impérieuse Zoé Pé règne fermement sur Métis et ses jardins, entourée d’invités dont elle achète l’amitié à coups de somptueux présents. Puis, un jour d’été, elle aperçoit ce peintre, là-bas, au delà des marais, qui de loin les peint, elle et ses invités. Dès lors, elle n’aura plus qu’une obsession: posséder ces portraits. Or, le peintre – qu’on ne verra jamais – ne veut pas vendre. Argent, flatteries, manipulations, menaces : rien n’y fait. Rien?

L’art rend-il «aussi impérissable que le courant de l’estuaire»? Dans cette fiction mystérieuse traversée par le mythe de Narcisse, les Tableaux d’une exposition de Moussorgski et ce microcosme de l’Éden que sont les jardins de Métis, Normand Chaurette explore avec cette étrange poésie qui n’appartient qu’à lui le désir d’immortalité qui hante l’être humain depuis que l’ego s’est posé en rival de Dieu.

 

Nombre de représentations: 48
Prix

  • Lauréat 2005 du Meilleur spectacle local du Cercle des critiques de la capitale

Critiques d’Ottawa

« La Société de Métis souligne l’omniprésence du créateur, la quête de l’art pour l’art et le désir avoué ou non de tout créateur de laisser sa marque. Joël Beddows peut être rassuré: sa première mise en scène au Centre national des Arts est un exercice intéressant qui ne sombrera pas dans l’oubli. » Caroline Barrière, LeDroit

« Avec le concours de son équipe de production, en particulier le scénographe Jean Hazel, Joël Beddows a aussi créé un univers de joyaux esthétiques extrêmement raffiné, un monde replié sur lui-même, étincelant et brillant, qui projette des reflets magiques autour de la scène, capturant l’image même de cette communauté troublée où l’œuvre d’art devient objet de désir au point d’enflammer le personnage principal jusqu’à l’hystérie. La scénographie devient un langage en soi, initiant entre la scène et le texte un dialogue quasi parfait, qui parvient à nous donner l’impression que nous observons cet univers à travers le regard du peintre absent lui-même. » Alvina Ruprecht, CBC Radio One

« Appuyé par une scénographie miroitante (Jean Hazel), une conception musicale (Jules Bonin-Ducharme) qui reflète les battements de cœur inégaux des quatre personnages et une spectaculaire mascarade (Isabelle Bélisle), à la palette aussi abyssale que les confins du Fleuve St-Laurent qui circule devant les Jardins de Métis, Joël Beddows a presque réussi à nous plonger entièrement dans ce délirium. » Patrick Voyer, info07.com

« Le travail des comédiens n’est pas non plus à négliger. Que ce soit pour exprimer l’exubérance de Zoé Pé, la naïveté et la beauté d’Octave Gredind, le désespoir caché de Pamela Dicksen ou le calme posé de Casimir Flore, tous font preuve d’une grande justesse et incarnent leur personnage de façon à former un tout avec l’univers qui l’entoure, tout en maintenant son caractère mystérieux. » François de Montigny, La Rotonde

« Un beau décorticage du texte de la part de Joël Beddows qui en a préservé les volutes en insistant sur le ton, parce que les comédiens ont vraiment, on sent vraiment leur direction, ils insistent sur le ton. Oui, le texte est important, mais c’est vraiment l’atmosphère, c’est une pièce d’atmosphère. » Mélanie Riendeau, Divines tentations, Première chaîne de Radio-Canada
Critiques de Québec

« Beddows ne craint pas le risque; il le défie, le démonte avec une minutie maniaque pour le sublimer en une cérémonie énigmatique, mais ludique, tendue et riche de ces petites touches au détour cocasses qui sèment la surprise et de la vie. Sa direction d’acteurs fait merveille. Même si elle défendait la pièce que pour la cinquième fois mardi, la distribution tenait déjà de près l’équilibre délicat que sous-tend la double illustration de la vie et de son prolongement dans l’art. […] « Brouilleur » de piste, Normand Chaurette résiste à la mise en scène. Seul le pèlerin patient peut percer à jour la foisonnante complexité de son écriture, qui en est une d’exception. Indiscutablement, Beddows et ses gens y ont mis le temps et tout leur talent pour bien le servir. » Jean St-Hilaire, Le Soleil

« Une tristesse infinie se dégage de ce spectacle d’une grande cohérence et d’une rare richesse visuelle. […] Les habits blancs teintés de sang imaginés par Isabelle Bélisle donnent aux personnages l’allure de momies. Le ton froid et distancié de leurs conversations ajoute au caractère surréaliste de l’ensemble. Parfois, la mélancolie laisse aussi la place à l’humour grâce au jeu de Lina Blais, qui a su bien exploiter le potentiel comique du personnage de Pamela. Voilà en somme un spectacle audacieux et particulier dont on n’a sûrement pas fini d’entendre parler. » Isabelle Porter, Le Devoir

« Splendide, La Société de Métis, mise en scène par Joël Beddows, est une pièce exigeante, comme le sont les œuvres de Chaurette: voilà un spectacle lent, un peu contemplatif, magnifique et envoûtant. » Marie Laliberté, Voir Québec

« Le mot qui me vient en tête pour décrire ce que j’ai ressenti devant cette pièce, c’est «style». […] C’est magnifique, audacieux, original, spirituel… » Isabelle Guilbeault, Radio-Canada, Première chaîne

« La Société de Métis est l’une des premières œuvres de l’auteur Normand Chaurette, qui est ici fabuleusement mise en scène par Joël Beddows. Le décor est ingénieux: mélange d’illusions, de rêve, de réalité, de mort, de renaissance… C’est dans un tourbillon d’états d’âme que tanguent les quatre protagonistes joués avec talent par Érika Gagnon, Lina Blais, Hugo Lamarre et Guy Mignault. Ils sont si imprégnés de leurs personnages qu’on entre dans cette histoire à la minute où le spectacle commence. […] La Société de Métis est une pièce que j’ai adorée. » Claudia Genel, Téléjournal Québec,Radio-Canada
Critiques de Toronto

« Les effets visuels et sonores du spectacle contribuent à son originalité et à son charme. La scénographie (Jean Hazel), autant fonctionnelle qu’esthétique, les éclairages, convenablement fantasmagoriques (Glen Charles Landry) ainsi que l’environnement sonore nostalgique (Jules Bonin-Ducharme) créent un univers de rêverie pris entre la réalité et le monde imaginaire des œuvres d’art. » Sonia Minasias, Le Métropolitain

« Érika Gagnon, dans le rôle d’une exubérante, extravagante et obsessive Zoé, tient une place prépondérante. Par sa gestuelle, sa mobilité, ses intonations, ses regards, elle joue avec aisance sur une gamme de sentiments vrais où s’exprime fondamentalement la tension entre un désir insatisfait et une impuissance inavouable. Lina Blais (Pamela) est une suivante au jeu remarquable. Dans son rôle de confidente et d’âme sœur, l’actrice crée des cassures de tonalités à la fois comiques et profondes […] Un spectacle de qualité. » Alain Vercollier, L’Express de Toronto

Saison 05-06

23 au 26 novembre 2005 au Studio du Centre national des Arts à Ottawa, 4 représentations

Du 24 janvier au 12 février 2006 au Théâtre Blanc à Québec, 15 représentations;

Du15 au 25 février 2006 au Berkeley Street Theatre, 12 représentations

Équipe de création

Texte: Normand Chaurette
Mise en scène: Joël Beddows
Conseils scéniques: Dominique Lafon
Scénographie: Jean Hazel
Éclairages: Glen Charles Landry
Musique: Jules Bonin-Ducharme
Costumes: Isabelle Bélisle
Régie de création: Pierre-Paul Mongeon
Régie de tournée: France Boily
Direction de production: Céline Paquet et Alex Gazalé
Direction technique: Xavier Forget
Photos: Alexandre Mattar

Distribution: Lina BlaisÉrika GagnonHugo Lamarre et Guy Mignault

Saison 06-07

Du 20 au 23 février 2008 à La Nouvelle Scène , Salle Caisses populaires de l’Ontario, 4 représentations

Du 26 février au 15 mars 2008 À l'Espace Libre à Montréal, 13 représentations

Équipe de création

Changments :

Distribution: Lina BlaisÉrika GagnonHugo Lamarre et Claude Lemieux